Au temps jadis, dans les contrées lointaines,
Un barde allait de village en domaine,
Portant en son cĆur des histoires Ă conter,
Des chansons et des rires Ă partager.
Un soir, prĂšs d’un feu dans un chĂąteau fort,
Le barde entama sa chanson d’or,
Il narra les mondes et leurs mystĂšres,
Suscitant dans tous, sourires et lumiĂšres.
« à noble auditoire, je vais vous raconter,
Une blague qui saura vous enchanter,
Elle parle d’un lieu, aride et sans fin,
Le Sahara, oĂč seule la soif est un festin. »
Le barde commença sa fable éternelle,
Dans le rythme des vers, Ă la rime belle,
Il décrivait le désert, vaste et brûlant,
Dans la chaleur du sable, impitoyable adamant.
« Un voyageur, las et assoiffé, avance,
Cherchant une oasis, au loin, une chance,
Il erre depuis des jours, épuisé par le vent,
Se plongeant dans l’illusion de mirages s’Ă©levant. »
Les hommes se mirent Ă l’Ă©couter attentifs,
Leurs yeux s’Ă©clairĂšrent, curieux et vifs,
Imaginant le désert dans leur esprit,
Ăcoutant chaque rime, chaque mot prĂ©cis.
« Il finit par trouver un puits bien caché,
L’eau si prĂ©cieuse qui le fit frissonner,
Mais Ă sa grande surprise, il y entendit,
Un Ă©cho si lointain, une voix s’Ă©lever. »
Le barde souriait, les yeux étincelants,
Les rires du public s’Ă©levaient triomphants,
Car la blague tant attendue de cette scĂšne,
Faisait naĂźtre en chacun une joie sereine.
« Dirigeant son regard vers le fond du puits,
Le voyageur grava dans sa mémoire sans défi,
Que jamais, au grand jamais, il ne faut oublier,
Que mĂȘme au Sahara, y’a toujours un Mar- »rhh »-tyrer. »
Les rires éclatÚrent, le barde triompha,
Sa ballade si bien chantée, y trouva sa voie,
Les échos des rires raisonnÚrent au loin,
Gagnant les confins de ce Moyen Ăge si loin.
Et depuis ce jour, dans les tavernes et les cours,
Le barde chante sans relĂąche avec amour,
Cette blague sur le désert brûlant et sans fin,
Qui, au Moyen Ăge, fit rire tous les humains.